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Térékiné Sogouna :
l’ainé des fils de Dinga.
Le nom de famille Sogouna.




Térékiné Sokouna : l’ainé des fils de Dinga.
(Source : l’empire de Ghana. Le Wagadou et les traditions de Yéréré (Livre).

"Le nom Sogouna est un derivé du terme darambe, "le grand daram", qui est le nom "initiatique" donné à l'hyène, en tant qu'animal éminent, patron des naissance et de l'agriculture (d'après Y.T.CISSE).
Térékiné Sogouna reçut le kasi « porc- épic » et devint maitre de la pluie, il devint aussi gudumakanke.
L’ainé de Dinga et de Dyanguiné Bori, qui aurait dû assumer la chefferie et ne pouvait supporter l’autorité de son cadet Diabé élu chef, Térékhiné Sogouna abandonna la troupe et alla s’installer ailleurs.
Il avait reçu, d’après la tradition, le pouvoir d’agir sur la pluie et les eaux terrestres, avec une petite louche rituelle, kasi, dite « porc- épic » : il y a là une allusion au fait que ce kasi était gravé de « signes » qu’évoquent les piquants noirs et blancs de cet animal (les piquants de porc -épic placés sur le masque de Komo rappellent l’existence de « signe graphiques ». Les fondements de la société initiatique du Komo). En réalité Térékiné aurait reçu quatre kasi correspondant aux quatre éléments : « eau, air, feu et terre », chacun d’eux étant gravé d’une série de « signes » différents. Térékiné devint gudumakanke, c'est-à-dire spécialiste de la connaissance du régime des eaux terrestres et technicien de leur meilleure utilisation, dans le territoire où il s’était réfugié avec les siens.

Le nom de famille Sokouna ou Sogouna.
Les Sogouna sont les descendants de Térékiné, ainé des fils de Dinga.
Ils ont vécu dans la région de Tringa, située dans le triangle Yélimané, Nioro, où avaient émigré leur ancêtre et sa suite ; Ils ne sont jamais revenus à Koumbi au temps de l’empire. Or, les règles et principes moraux des wage étaient très stricts en raison des serments prêtés. Les Sogouna, descendants de l’ainé des fils de Dinga, les respectaient au maximum et, de ce fait, étaient honorés publiquement par les gessere qui énuméraient leurs vertus. Ils étaient aussi les dépositaires du matériel et des rituels qui interviennent pour agir sur la pluie, transmis par Dinga à leur ancêtre. Isolés et éloignés du pouvoir, certains Sogouna ont dérogé aux règles des wage et relevèrent de la caste des cordonniers. Les observances très strictes que devaient et doivent encore pratiquer les wage sont parfois confrontées aux difficultés de les pratiquer, ou encore à des refus. En cas de dérogations graves, on réunissait un conseil de famille et, après délibérations, on remettait au coupable des outils d’artisan. Sauf autorisation, il ne pouvait plus travailler la terre : il n’était plus wage, mais casté. Il arriva qu’au sein d’un clan noble par excellence, le Sogouna Tirikalla contracta un mariage avec une jeune fille relevant d’une famille de cordonniers vivant au Dyafounou : les membres du clan Sogouna qui descendent de Tirikalla sont devenus cordonniers comme lui.
Mais tous les Sogouna wage ou castés, ont conservé le matériel et les rituels qui leur avaient été transmis par Dinga : la louche kasi reste à jamais leur propriété, car on garde l’héritage paternel même après une dérogation(exemples :
- les Kamissoko, qui ont dérogé et sont devenus griots, ont conservé la responsabilité du culte de « l’oiseau de Krina », c'est-à-dire du « vautour » mythique.
– Les founé ont toujours la « cloche » du Komo).
Actuellement, ce sont les Sogouna de Diara qui sont les gardiens de Dalangoumbé, où sont enfouies, nous le rappelons, les « jarres » de Dinga.



M.SACKO



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