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Cultes et rites des Soninké et des Kakolo.(suite).
V. Rites collectifs ---- VI. Rites Familiaux.


Photo: Couple de masques Soninké.

Cultes et rites des Soninké et des Kakolo.
V. Rites collectifs --- VI. Rites Familiaux.
(Selon le livre « l’empire de Ghana. Le Wagadou et les traditions de Yéréré »).

V. Rites collectifs.
Chaque patriarche chef de lignage noble, wage, sacrifiait chaque année un taureau à l’ouest du village. Les Soninké procédaient à des rites importants à la fin de la septième lune du calendrier Soninké. Il s’agit de la lune dite du dyomine au cours de laquelle arrivaient au Sahel les oiseaux migrateurs, notamment l’aigrette blanche et les cigognes. Ces oiseaux annonçaient l’hivernage :
- il pleuvait à la huitième lune ;
- leur présence était aussi associée à l’apparition des Pléiades, car lorsque ces dernières disparaissaient, les cigognes repartaient.
Au cours de cette septième lune, chaque année, les patriarches et les notables devaient procéder à la divination et exécuter les sacrifices indiqués par son résultat pour la prospérité de l’année. Cette divination était complétée par l’action du renard, car pendant la durée de l’empire, les aboiements de l’animal étaient interprétés au titre de divination par le Kaya Maga. Une fois par an, à la fin de la dernière lune, accompagné de la l’hyène, il s’approchait des villages et criait comme pour souligner l’arrivée d’une nouvelle année. Si, au cours de la même année, il aboyait une seconde fois, c’était alors le signe que le Kaya Maga allait mourir. Il lui annonçait son proche décès ; celui-ci réunissait alors le conseil et prenait avec lui les dispositions nécessaires. Il a crié une dernière fois pour annoncer la mort de Bida et on ne l’a jamais plus entendu sur les lieux.
Les sorties de masques qui avaient lieu régulièrement autrefois ont disparu progressivement à cause de l’islamisation. Les masques se produisaient à l’approche de l’hivernage ; on faisait aussi sortir celui du koma, société d’initiation comparable à celle du komo actuel des Bambara.
Les Soninké avaient deux catégories de masques qui existaient déjà à l’époque où vivait Diabé Cissé : ils étaient la propriété des nobles. On distinguait les masques cagoules (warsi) des masques de bois (tombo), lesquels étaient toujours portés par des esclaves, bien qu’appartenant aux nobles. Les wage possédaient aussi des masques d’or, ou recouverts de plaques d’or, d’argent. Les Kakolo avaient leurs masques propres.
Il s’agira de savoir à quels usages ces catégories de masques étaient réservées, à quel culte se rattachaient les cérémonies aux cours desquelles ils étaient exhibés.


Photo: Le renard.

VI . Rites Familiaux.
A Koumbi, chaque famille avait un lieu de culte dans sa demeure :
- pierres dressées,
- autels érigés ou arbres plantés dans la cour.
Et dans tout le pays Soninké, dans toutes les localités du Sahel, les lieux de cultes abondaient : pierres levées (gide) ou autels, situés le plus souvent près des mares. Le responsable sacrifiait des animaux blancs, béliers et taureaux notamment, après avoir effectué des libations d’«eau de mil ». D’une façon générale, les demandes individuelles affluaient aussi près de ces lieux consacrés : mares, rochers, arbres, etc. ; tous étaient, pour les usagers, des répliques du gouffre de Koumbi.
Les gessere officient toujours dans toutes les cérémonies familiales de wage. Les circonstances dans lesquelles ils devaient obligatoirement relater l’histoire de Wagadou sont les suivantes : naissance, dation du nom, circoncision, mariage, mort d’un chef, au cours des veillées qui suivent le décès.


M.SACKO 05/13



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