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Le nom de famille SACKO : Origine et histoire.



Le nom de famille SACKO : Origine et histoire.
(Source : l’empire de Ghana. Le Wagadou et les traditions de Yéréré (Livre).

1-Makhan SACKO (le laveur du déshonneur), ancêtre des SACKO.
Le Wagadu, « pays des wage », avec comme capitale Koumbi, comportait quarante quatre(44) clans (familles) assumant diverses autorités pendant toute la durée de l’empire du Wagadou.
Les six (6) fils de Dingha furent à l’origine des six premiers clans, qui ont les patronymes suivants :
Cissé (Diabé), Sogouna(Térékhiné), Bérété(Tomona Maghan Dyan), Touré (Sora Sadyo Moudou), Diané, Koma.
Les trente-huit autre clans qui ne descendent pas de Dingha étaient ceux issus des guerriers compagnons de Dingha ; ils sont venus avec lui de Sonna (Egypte).
Ces trente-huit clans portent les noms suivants :
Badyaga, Baradyi, Batilé, Boiguillé, Dabité (ou Darambé), Diani, Diobaré (ou Dyiraré), Dipa, Dyakina, Fadiga(ou Dramé), Fané, Gadéna, Goumané, Gory (ou Gori), Kalé, Koita (ou Makolon), Konaté, Konthié (ou Kondé ou Koné), Maguiraga, Mara (ou Mangassouba), Nimaga (ou Kané), Sadega, Saganoko, Sacko, Salou (ou Mogosiré), Samassa (ou Soramousé), Sawoné, Simaga, Sissourou, Sogona, Sylla, Tambadou, Tandyan, Tandyigora, Téréta, Tigana, Traoré, Yatabaré. (La plupart des clans se sont divisés en plusieurs branches portant chacune un nom…)
Après la mort de Dingha, Diabé ayant prit la succession décida d’aller s’installer à Koumbi.
La légende raconte que :
« … Quand l’herbe eut été toute coupée et que la brousse fut toute nue, le grand tam-tam (tabala) de guerre se mit à résonner tout seul, et des gens vinrent de tous les cotés. Parmi eux il y avait un homme très grand : Makhan Sako, c’est l’ancêtre de tous les Sako. Il vint de la direction de l’est.
De celle de l’ouest vint Goumadé Fadé, souche de tous les Kamara.
Du sud arriva Diacouraga Taraoré ; tous les noirs qui se nomment Diacouraga le reconnaissent comme grand-père.
Enfin du nord arriva Makhan Doumbé Sylla et tous les Sylla sont ses fils.
… Ces quatre hommes, réunis autour du grand tambour, prétendaient tous le posséder, car celui qui détient le grand tabala, celui-là est roi. Un sorcier consulté dit : « Le tabala appartient à celui d’entre vous qui pourra y plonger la main. »
Seul Diabé réussit à le faire et les quatre autres chefs le reconnurent pour roi.Les guesseré chantent encore « A quel wage avons-nous juré fidélité un soir à Djenguédé ? » … De là fut fondé le village de Koumbi ».
Qu’il soit écrit : Sacko, Sako, Sakho …ou qu’il comporte le jammu karé (le nom d’honneur) Wackané, Biba, Diombera, Marieta… Tous ont un seul père (ancêtre) : Makhan SACKO.
Diabé CISSE, rapportent les Guesseré, commanda en son temps à 9 999 tribus de Soninkés.
Et ces tributs se divisaient en quatre groupes de tributs.
Neuf mille (9000) parmi elles étaient ensemble moins importantes que neuf cents :
et ces neuf cents ensemble étaient moins importantes que neuf.
Et chacun de ces quatre groupes de tributs était commandé par un chef.
Et le premier parmi ces chefs se nommait Makhan SACKO (ancêtre des Sacko), et il habitait le pays de Djiadiga (en ce temps-là le pays de Kaarta portait le nom de Djadiga) ; et il résidait au village de Madiga.
Les guesseré disaient de lui :
«Makhan Sacko, le bien aimé de Kingui, le bien aimé de Djadjiga,
Makhan Sacko, le laveur du déshonneur,
Tu es né pour être notre maitre, nous sommes nés pour être tes serviteurs.
L’esclave et le maitre sont intimement liés,
Quand nous pensons à notre généreux maitre,
Dans l’obscurité de la nuit profonde,
Le coucher peut être facile, le sommeil, lui, ne viendra jamais.
Makhan Sacko, le bien aimé de Kingui, le bien aimé de Djadjiga,
Makhan Sacko, le bien aimé de la probité, defenseur des parcs des petites et des grandes contrées !
Un vrai noble ne doit pas supporter d’assister à l’humiliation d’autrui,
ni a fortiori, la provoquer par ses paroles, ses actes ou ses attitudes.
Makhan Sacko, le pilier du bonheur. »

2. Wackané SACKO (pilier de la générosité).
Wackané SACKO, le premier des Wackané, ancêtre des tous les SACKO Wackané est un descendant de Makhan SACKO ancêtre de tous les SACKO.
Les guesseré racontent :
«Wackané fils (descendant) de Makhan qui fut sans déshonneur,
Wackané SACKO pilier de la générosité, fils de Makhan qui lavait le déshonneur.
On demanda à Wackané : « Ou es tu né ? ». Il répondit qu’il est né à Madiga.
On demanda : « Ou as-tu rompu les liens ? » Le wagué répondit qu’il les a rompus à Madiga.
Wackané SACKO de l’arbre « bagi bagi salla »,
Wakané fils de l’arbre « dindi » de l’alliance, qui fut la souche du bonheur parfait.
On dit que son étalon s’appelait « samba guérénya »,
On dit que le sabre de guerre de Wackané SACKO s’appelait sidi baba. »
Wackané est né à Madiga, agglomération située non loin de Koumbi ou il s’est initié aux arts du combat ; il a atteint la maitrise, s’est affirmé comme chef de guerre (couper ses liens) à Madiga ; il a doré son blason (teindre ses liens) par le succès des armes et le poids de butin ramené à Madiga.
Cette dernière expression rappelle un fait précis :
tout guerrier ayant fait ses preuves pouvait être chargé du commandement d’une armée.
De ce fait, il avait droit au port d’une bannière. C’est sa bannière, témoin de grade, que Wackané SACKO a teint au henné.
Samba guerenya est le nom propre du cheval de Wackané : c’était un sawané.
Wackané monteur du cheval, est aussi le « fils » d’un ficus (dindi) dit « arbre de l’accord », qui était planté sur la place publique ou l’on prenait en commun les décisions, et notamment celles d’une attaque armée.
L’arbre bagi (le bagi est l’acacia sieberiane, légumineuse mimosée) est celui sous lequel il s’arrêtait lorsque, partant au combat, il était déjà monté à cheval : les généalogistes, à ce moment-là, chantaient ses devises et ses louanges.
Le mot xaron, traduit par « liens » désigne expressément ceux que constituent les armes, avec lesquelles triomphaient les SACKO.
Encore aujourd’hui, les Sacko Wackané sont salués en ces termes:
Sacko Wackané makhan hadun yimaranke,
wackané hade gurdo mera xarsiriwala,
tru yugu bontaxe, nama yugu namaninka,
iti wackané anké kafamé ni koyi ?
anti : « Khanyi Foukhouranké .»
Les guesseré racontent :
« Wackané SACKO engendra six valeureux guerriers :
1. Le tunka Boubou SACKO, pour qui on cultiva un champ princier à Yaguiné.
2. Le tunka Makhan Koulo SACKO pour qui on cultiva un champ princier Fasa-Faso et Dalangoumbé.
3. Le tunka Banya SACKO, pour qui on cultiva un champ princier à Yaguiné.
4. Le tunka Toumani SACKO, pour qui on cultiva un champ princier à Yaguiné.
5. Le tunka Lewourou SACKO, pour qui on cultiva un champ princier à Yaguiné.
6. Le tunka Djadjé, pour qui on cultiva un champ princier à Yaguiné. »
Wackané SACKO fut certes un chef courageux et intelligent. Ses six fils furent chefs de provinces.
L’expression « on cultiva (pour eux) un champ à Yaguiné, un autre à Fasa Faso, un autre à Dalangoumbé, etc. »
signifie qu’ils exercèrent, là et ailleurs, leur autorité, soulignée par le titre honorifique de tunka, « guide, prince », qui leur à tous attribué.
Wackané SACKO riche en hommes et riche en bétail,
L’humiliation d’autrui peut tuer un vrai wagué,
Comment pourrait-il survivre à sa propre honte ?
A la charge il tua 99 (ennemis),
Au retour il en anéantit 99, sans effort.
Wackané SACKO, le riche des riches, riche en hommes et riche en bétail,
Alors que tes compagnons d’âge ne pouvaient posséder une seule vache laitière !
L’année (comme la biche) encorne, l’année (comme la biche) donne des coups de pattes.
Elle ne tue pas le fils du vrai wagué, mais elle trouble son cœur.
Ecoutez, je vais dire une chose au fils du wagué,
Les hyènes (les guesseré) ne te sont pas attachées par la richesse,
Car la pauvreté ne peut nous séparer de toi,
Tu es né pour être notre maitre, nous sommes nés pour être tes serviteurs,
L’esclave et le maitre sont intimement liés.
Le dimo (guesseré) peut aller loin (en paroles), mais il n’est pas un ingrat
Quand nous pensons à notre généreux maitre,
Dans l’obscurité de la nuit profonde,
Le coucher peut être facile, le sommeil, lui, ne viendra jamais.
Tu as comblé par ta générosité les mains des « dimo ».
Lorsque les fils des vrai wagué se réunissaient autrefois,
Pour prêter serment avec leur part de nourriture,
Les morts mangeaient à leur faim,
Quand les hommes respectaient leur serment (d’alliance)
Les morts mangeaient à leur faim »
Ils sont restés longtemps ensemble, unis par la sagesse, la réflexion et la clairvoyance.
Wackané SACKO est celui qui protégea son neveu Mamadi Safantan-khotte SACKO (fils de sa grande sœur et fiancé de Siyan ou Siya Yatabaré), meurtrier de Bida (serpent totem de Wagadou).


M.SACKO 12/12



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