Faire connaître l'Histoire des Soninké - Valoriser la culture et la langue Soninké.
 


Les Origines Légendaires des DIAWARA.

Rapporté par Hamet Séméga, Conseiller Pédagogique à la Retraite (San . Mali).



Hamet Séméga, Conseiller Pédagogique à la Retraite (San . Mali).

Les Origines Légendaires des DIAWARA.

« On ne peut donner que deux choses à ses enfants : des racines et des ailes ».

L’origine réelle des Diawara, comme celle de presque tous les peuples de l’Afrique et d’ailleurs est inconnue. Ils doivent descendre des peuplades préhistoriques anonymes qui peuplaient le pays et dont on a retrouvé les instruments de pierre. Ici, nous relaterons les origines légendaires des Diawara, telles que la tradition et les différents auteurs les rapportent. Les traditions et les opinions diffèrent en effet sensiblement en ce qui concerne l’origine des Diawara. Les unes leur prêtent les ancêtres Arabes, d’autres Israélites, d’autres encore les font descendre d’une souche éthiopienne, ou en font tout simplement des Soninké.





Fin de l’Empire du Wagadou.

Fin de l’Empire du Wagadou.
(Selon le livre: l’ Empire de Ghana. Le Wagadou et les traditions de Yéréré.)

« Quand tu ne sais plus où tu vas et regardes d’où tu viens ».


Photo:Germaine Dieterlen est une ethnologue française, née le 15 mai 1903 à Paris, ville où elle est morte le 13 novembre 1999. Elle est l'auteure du livre: L'empire de Ghana, le Wagadou et les traditions de Yéréré.

Les conversions à l’islamisme avaient eu lieu parmi les membres des divers clans du Wagadou. Mais pendant longtemps il n’y avait eu ni conflit ni agression d’un côté comme de l’autre et les responsables des cultes traditionnels avaient toujours respecté le contrat passé avec Bida. Or Moudou Touré se convertit à son tour, poussé par des marabouts étrangers qui l’assuraient que l’islamisme le protègerait contre les « fétiches ».





L’Empire de Ghana (Extraits de : l’Eclipse des Dieux).

L’Empire de Ghana (Extraits de : l’Eclipse des Dieux).
De Tidiane N’Diaye, Anthropologue et économiste(Franco-Sénégalais).
Tidiane N'Diaye est le premier chercheur africain dont les travaux (Traite négrière arabo-musulmane, Le génocide voilé, à propos de la traite arabe) ont été nominés au Prix Renaudot de l'essai en 2008.


Photo : Tidiane N’Diaye, Anthropologue et économiste(Franco-Sénégalais).

De nombreux commerçants, chevaliers et diplomates, venus du monde arabo-espagnol de Séville ou de Tolède, furent éblouis par les merveilles du palais de Koumbi Saleh, la capitale de l’empire de Ghana. Le savant africain Mahmoud Kati, de l'université de Tombouctou, situe l'origine de cet empire au début de l'ère chrétienne. Plus proche de nous, l’ancien royaume sarakholé de Wagadou deviendra, au IIIème siècle de notre ère, un vaste empire s’étendant du haut Sénégal au haut Niger, englobant le Tékrour et le pays mandingue.
Le conquérant ayant donné cette dimension impériale au Wagadou avait pour nom Kaya Maghan (« roi de l'or »), ou « Ghana », le « chef de guerre. » En l’an 872 de notre ère, l’empire de Wagadou prendra le nom de Ghana avec pour capitale Koumbi Saleh, lieu de résidence du souverain.





L'Empire de Ghana(Wagadou).

Le mythe Soninké du Wagadou : Vie et mort d’un Empire.
Selon Bassirou Dieng, Professeur de lettres à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar (Sénégal).



L’Empire Soninké du Wagadou, ou Empire de Ghana, est censé être le plus ancien connu en Afrique noire. On le situa longtemps entre le VI e et le XII e siècle, mais des recherches plus récentes tendent à le faire remonter aux environs du 1er siècle de notre ère.





Transfert des cultes Soninké et Kakolo.
VI. Le yenendi (Simiri) des Sorko du Niger.(Ou les évocations du culte de Bida).

Transfert des cultes Soninké et Kakolo.
VI. Le yenendi (Simiri) des Sorko du Niger.(Ou les évocations du culte de Bida).
(Selon les livres:
- La religion et la magie Songhay.
- l’empire de Ghana. Le Wagadou et les traditions de Yéréré.)


Photo: Cérémonie de sacrifice sur un vase, le hampi.

Le culte de Bida fut abandonné par les Soninké convertis et dispersés qui ne purent rétablir leur autorité politique. Certains clans furent intégrés lors de l’organisation de l’empire du Mali, où ils acquirent le titre de « marabouts du Mandé ».
Ce culte est nettement mémorisé au Mali, comme nous l’a révélé Diarra Sylla, lors de la réfection septennale du sanctuaire de Kangaba. Il en est de même, d’autre, dans une région bien éloignée du Mandé où d’autres Soninké se sont refugiés, fuyant la sécheresse. Il s’agit du yenendi, rite annuel le plus important des Sorko du Niger, qui a pour but d’obtenir des puissances spirituelles, Torou, la pluie nécessaire aux récoltes.





Transfert des cultes Soninké et Kakolo.
V. La « petite enclume ».

Transfert des cultes Soninké et Kakolo.
V. La « petite enclume ».
(Selon le livre « l’empire de Ghana. Le Wagadou et les traditions de Yéréré »).



Photo: Enclume portative Dogon (dessin de J. Jean-Charles).

a) Les Sinayogo, dits aussi Togora, sont les responsables d’un autel portatif dit kurâ le, « petite enclume ». Il n’existe qu’un seul exemplaire de cet autel, qui est toujours placé sous la garde du plus âgé des chefs de lignages de cette famille. Il peut donc être amené à changer de lieu d’affectation après la mort du responsable.
Le culte de cette enclume vaut pour l’ensemble du groupe ethnique vivant au Mandé et pour tout ce qui le concerne. Nous donnons ci-après le rite très ancien qui a présidé à la confection et à la consécration de cet autel.





Transfert des cultes Soninké et Kakolo.
IV. L’ « enclume » dans les falaises de Bandiagara.

Transfert des cultes Soninké et Kakolo.
IV. L’ « enclume » dans les falaises de Bandiagara.
(Selon le livre « l’empire de Ghana. Le Wagadou et les traditions de Yéréré »).



Photo: Rocher mythique Dogon dans les falaises de Bandiagara.

Si nous insistons sur ces représentations et sur les rituels qui les accompagnent dans la haute Vallée du Niger, c’est parce que, encore actuellement, les mêmes interprétations de terrain (qui sont des symboles considérés comme très anciens et fondamentaux, car ils ne sont pas construits de la main de l’homme) se retrouvent chez les Dogon.
Ceux-ci ont déclaré que leurs ancêtres vivaient autrefois au nord de Tombouctou dans une région nommée Djigou, qui ne figure pas sur les cartes actuelles. Lorsqu’ils ont dû abandonner le Wagadou, certains traversèrent le lac Débo aidés par des piroguiers, ancêtres des Bozo, qui avaient occupé les lieux. (C’est là qu’aurait été scellée la très forte alliance cathartique qui unit, encore aujourd’hui, les Dogon et les Bozo).





Transfert des cultes Soninké et Kakolo.
III. L’« enclume » de Nyenguéma.


Photo: rocher mythique des monts mandingues.

Transfert des cultes Soninké et Kakolo.
III. L’« enclume » de Nyenguéma.
(Selon le livre « l’empire de Ghana. Le Wagadou et les traditions de Yéréré »).

Le grand centre des Kamara est Dankassa ; cette famille a fondé également Bankoumana, Bali, Sibi, Kolé, Guéna, Nyenguéma, Tabou. Dans chacune de ces agglomérations siégeait une importante société d’initiation du Komo ; quand il y avait élection ou cérémonie, tous les sociétaires de ces divers villages étaient prévenus et convoqués.





Transfert des cultes Soninké et Kakolo.
II. L'« oiseau » de Krina.


Photo: Le vautour, associé à la connaissance « céleste »

Transfert des cultes Soninké et Kakolo.
II. L'« oiseau » de Krina.
(Selon le livre « l’empire de Ghana. Le Wagadou et les traditions de Yéréré »).

Le culte assumé au Mandé par les Kamissoko, celui de l’«oiseau » kono de Krina, et rendu par eux au vautour légendaire, qui accompagnait Dinga lors de son périple, et qui a conduit Diabé Cissé et ses frères lorsqu’ils ont quitté Sonna (Assouan) pour aller s’installer dans le sahel, non loin de Dalangoumbé. Ce culte était assumé au Wagadou par les ancêtres des Kamissoko, qui résidaient à l’époque dans la région de Méma.





Transfert des cultes Soninké et Kakolo.
I. Le Sanctuaire de Kangaba.


Photo: Réfection septennale toiture de la case sacrée de Kangaba (appelée Kama Bolon)

Transfert des cultes Soninké et Kakolo.
I.Le Sanctuaire de Kangaba.
(Selon le livre « l’empire de Ghana. Le Wagadou et les traditions de Yéréré »).

Introduction : Nous avons vu que cinq clans Kakolo, qui avaient exercé une certaine autorité dans le Wagadou, sont dits blaw : les Kamara, Kamissoko, Doumbia (ou Sissoko), Bagayogo et Sinayoko (ou Danyogo). Implantées très anciennement dans la région du Mandé, y avaient transporté leurs cultes en même temps que leurs ressortissants devenaient « maitres de la terre ». La devise des cinq familles blaw est blaw mâsa so loolu, « les cinq maisons des chefs blaw ». Chacune d’elle est responsable encore actuellement d’un ou plusieurs cultes particuliers, dont l’origine est antérieure à l’occupation du Mandé et qui furent donc importés du Wagadou, soit par exemple :
- Kono à Krina pour les Kamissoko,
- Benba à Dankassa pour les Kamara,
- Soda à Nyenguéma pour les Kamara et à Karatabougou pour les Doumbia,
- Kuranle à Balandougou pour les Sinayoko.
Ces divers cultes, kono, benba, soda, etc. sont encore en vigueur aujourd’hui. Ils contribuent à affermir la cohésion sociale et la solidarité économique qui lient les membres de ces diverses familles, et à leur conserver leur spécificité…

I. Le Sanctuaire de Kangaba.
Lorsque certains clans se sont réfugiés au Mandé, cette région avait été déjà partiellement occupée par des Traoré.





Cultes et rites des Soninké et des Kakolo.(suite).
V. Rites collectifs ---- VI. Rites Familiaux.


Photo: Couple de masques Soninké.

Cultes et rites des Soninké et des Kakolo.
V. Rites collectifs --- VI. Rites Familiaux.
(Selon le livre « l’empire de Ghana. Le Wagadou et les traditions de Yéréré »).

V. Rites collectifs.
Chaque patriarche chef de lignage noble, wage, sacrifiait chaque année un taureau à l’ouest du village. Les Soninké procédaient à des rites importants à la fin de la septième lune du calendrier Soninké. Il s’agit de la lune dite du dyomine au cours de laquelle arrivaient au Sahel les oiseaux migrateurs, notamment l’aigrette blanche et les cigognes. Ces oiseaux annonçaient l’hivernage :
- il pleuvait à la huitième lune ;
- leur présence était aussi associée à l’apparition des Pléiades, car lorsque ces dernières disparaissaient, les cigognes repartaient.





Cultes et rites des Soninké et des Kakolo.(suite).
III. Rites de Pluie ...... IV. Les jarres de Dinga.



Cultes et rites des Soninké et des Kakolo.
III. Rites de Pluie. IV. Les jarres de Dinga.
(Selon le livre « l’empire de Ghana. Le Wagadou et les traditions de Yéréré »).

III. Rites de Pluie.
Les rites de pluie étaient réalisés par divers groupes. Il convient de rappeler ici l’origine que leur accorde la tradition et les caractéristiques des louches ou cuillers de métal, kasi, utilisées par certains officiants. Nous rappelons d’abord celle de Dinga dite « porc-épic », qui était gravée de signes. Au Wagadou, on en distinguait quatre majeures, également gravées de signes et symboliquement mises en relation avec les quatre « éléments » de base :
- En or, symbole de celle qui fut donnée à Térékiné par Dinga avec toutes les recettes de thaumaturgie ;
- En argent blanc pour les Tounkara, clan Kousa, qui s’occupaient de la pluie et du vent ;
- En cuivre rouge, donnée à Tirikala Sogouna, cordonnier ;
- En fer noir, confiée aux Karo.





Cultes et rites des Soninké et des Kakolo (suite).
II.La pierre de Dyenguèdé.




Introduction : Ari est le nom donné au Dieu suprême par les Soninké. S’il n’est pas mentionné dans le texte de Diarra Sylla, il apparait dans celui qu’a énoncé Diaowé Simagha, de façon révélatrice sur sa primauté et son importance. Lorsque le héros, Marain Diagou, poussé par les généalogistes des Kousa, se décide à venger son père en allant attaquer le tyran Garaghé qui avait fait injustement exécuter ce dernier, il va tout d’abord voir sa mère et sa sœur. Celles-ci l’encouragent par trois fois, en lui disant : « Diagou Doumbé Marain, Dieu te sera propice » (Diagou Doumbé Marain hari na a sira a maxa).
Et s’il part alors « se faire traiter » pour affronter Garaghé, c’est grâce à Dinga, l’ancêtre traditionnel apical, qu’il parviendra à acquérir les forces nécessaires.

II. La « pierre » de Dyenguèdé.
Le culte le plus ancien des Kakolo, celui de « l’enclume » mythique dite « pierre de Dyenguèdé », resta assumé par eux pendant toute la durée de l’empire Soninké du Wagadou.





Cultes et rites des Soninké et des Kakolo.
I. Culte de Bida.




Cultes et rites des Soninké et des Kakolo.
I. Culte de Bida.

(Selon le livre « l’empire de Ghana. Le Wagadou et les traditions de Yéréré »).

L’interdit fondamental du culte de Bida était, pour les Soninké de deux sexes, le mariage ou toute relation sexuelle avec un partenaire peul.
Nous avons vu que le gouffre labyrinthe où vivait Bida était gardé nuit et jour par des Kousa dont le quartier s’édifia tout à coté, afin que soit respecté cet interdit : nul n’avait jamais le droit de s’en approcher. Personne n’a jamais bu ni utilisé l’eau du gouffre, à l’exception très rare de soins apportés à certaines maladies.
Dans des cas exceptionnels, Bida sortait du gouffre et les wage le voyaient en général dans leur demeure ; s’il se trouvait dans la chambre d’une femme, il annonçait une naissance. Si on le rencontrait dans la brousse, il annonçait un décès.





Emigrations et dispersions des Soninké.





Emigrations et dispersions des Soninké.
(Selon le livre « l’empire de Ghana. Le Wagadou et les traditions de Yéréré »).

Les guerres, la sécheresse, les risques de famine et l’épuisement de l’or collecté ont contraint les Soninké de l’empire de Wagadou, qui peuplaient le Sahel, à émigrer par vagues successives à des époques diverses, vers le sud, sur les rives du Sénégal et du Niger, et notamment dans la région du Mandé.
La tradition compte cinq diaspora qui se sont échelonnées depuis plusieurs millénaires jusqu’au XIIe siècle de notre ère. Le pays a été progressivement ruiné par la sécheresse, car elle mentionne une alternance de périodes sèches et humides : les habitants, qui l’avaient quitté pour se refugier à l’est, à l’ouest ou près du Niger, sont parfois revenus sur leurs anciens habitats, pour en repartir plus tard.





Organisation de l’empire du Ghana.



Organisation de l’empire du Ghana.
(Selon le livre « l’empire de Ghana. Le Wagadou et les traditions de Yéréré »).

Le maitre du Wagadou était dit Kaya Maga ; soit « maitre », ma, du ciel « employée », ka ou ga.
Le Kaya Maga était plus qu’un empereur ou un roi : un chef suprême chargé du pouvoir religieux et judiciaire. Il était considéré comme étant en rapport direct avec Bida, donc responsable du contrat passé avec lui et de son culte, comme de l’obtention de l’or collecté qui lui était toujours remis avant toute distribution.
Le Kaya Maga était certes à la tête d’un immense empire, mais selon un statut particulier. Il était, comme nous l’avons dit plus haut, avant tout consacré au titre de « représentant » de Diabé Cissé, de « témoin » de l’accord passé par ce dernier avec Bida, et grand prêtre de son culte. Au même titre et pour les mêmes raisons, il rendait la justice : sa décision, prise après tous les examens nécessaires, était définitive et irrévocable.





Intronisation du Kaya Maga. (Empire du Ghana).



Intronisation du Kaya Maga. (Empire du Ghana).
(Selon le livre « l’empire de Ghana. Le Wagadou et les traditions de Yéréré »).

Le quarantième jour après la mort du roi, tous les notables se réunissaient près de la porte du palais, vêtu de blanc, portant leur lance. Les gessere se relayaient et récitaient leurs textes sans s’arrêter. Le soir venu, les habitants rentraient chez eux, sauf les dignitaires qui, assis sur des peaux de bœuf blanches, attendaient la venue de Bida.
Car la tradition, qui ne veut pas révéler comment les responsables choisissaient, désignaient le dignitaire, attribue ce choix a Bida lui-même. « Celui-ci sortait vers minuit, se frottait sur les individus présents et laissait ses poils sur l’un d’eux qu’il désignait ainsi pour assurer la charge ; le nombre de poils dont il était couvert était censé indiquer la durée de son règne. »





Dinga.



Dinga.
Dinga. Mama Dinga dit Dinga Khorè, ancêtre des Soninké.
(Selon la tradition de Yéréré sur l’empire du Wagadou.)

Dinga, dit kare (traduit par « l’ancien, le patriarche ») est né en Egypte à Sonna, nom que les Soninké donnent à Assouan, et serait d’une famille originaire d’une région nommée Hindi ou Findi .

On demanda : « Qui est cet homme ?
C’est Dinga, le grand,
Qui est le patriarche ?
Le patriarche, c’est Dinga l’ancien.
Maitre du « figuier de l’abondance », fils exceptionnel.
Les gessere dirent :
Dinga de l’Inde, Dinga de Khiridjonké, Dinga de Louti et Dinga du Yémen »

Dinga était un Noir, chasseur et guerrier. Il épousa dans la région de Sonna une femme à peau claire nommée Fatou Ganessi.





L’origine du Soliyo des griots.
Racontée par le professeur Youssouf Tata Cissé.



L’origine du Soliyo des griots.
Racontée par Youssouf Tata Cissé: Sociologue, ethnologue, chercheur au CNRS et professeur à la Sorbonne, Youssouf Tata Cissé est un spécialiste des mythes et légendes du Mali, auxquels il a déjà consacré plusieurs ouvrages, notamment "La grande geste du Mali, des origines à la fondation de l'empire" (1988) et "Soundjata, la gloire du Mali", tous deux chez Karthala.

Selon les historiens, les Soninké seraient les fondateurs du Wagadou.
Leur vie serait intimement liée à celle des chevaux d’où cette panégyrique du professeur Youssouf Tata Cissé lui-même soninké.
Plusieurs noms de clans et de noms personnels dérivent de celui du cheval ou empruntent le nom de sa robe.
Il s’agit notamment des patronymes Cissé «le chevalier», Dafé «cheval argenté», Kalé «cheval immaculé , Sissoko ou Soussoko», qui «éperonne le cheval», Souwaré «cheval pommelé», Sy pour Sy-Sawané «cheval imposant du ciel», Sylla ou Syllanké «gens du cheval»;





Les Kousa.



Les Kousa.
Le nom de famille : Tounkara, Soumaré, Koumaré, Kanko.
Les Kusantagé, nom de famille : Simagha, Sagoné, Saaresi.
(Source : l’empire de Ghana. Le Wagadou et les traditions de Yéréré (Livre).

Après donc les Karo et les Kakolo (anciens habitants du Sahel avant l’arrivée de Dinga) pour finir cette trilogie: les Kousa.
Comme nous l’avons vu, certains membres des occupants vaincus et assimilés par Dinga l’avaient accompagné lors de son retour à Sonna (Assouan). Certains d’entre eux sont revenus avec Diabé jusque dans le sahel et ont assisté, notamment, à la prestation de serment de ce dernier à Bida.
Lorsque la pluie était tombée, les captifs ramassaient les paillettes d’or dans les cours d’eau, sous la surveillance des membres de ce groupe, qui les recueillaient dans des sacoches de cuir et les rapportaient à Diabé. Ce dernier avait réuni tous les wage qui l’avaient accompagné et leur avait déclaré que ces collecteurs étaient des guerriers nommés Kousa, qui s’occuperaient des « affaires » du Wagadou et interviendraient à titre d’exécutants dans les cérémonies religieuses, familiales (mariages et funérailles).
(Voir aussi la version : de l’origine, de l’organisation sociale et politique des Kousa recueillie et publiée par C. MEILLASSOUS dans La dispersion des Kousa ainsi que les informations sur leurs généalogistes kusantage).





Les Kakolo (ou Kagoro).



Les Kakolo (ou Kagoro) .
(Source : l’empire de Ghana. Le Wagadou et les traditions de Yéréré (Livre).

Les Kakolo, qui parlaient une langue particulière, comptaient aux origines trois grandes familles, devenues des clans, que l’on nomme : Kamara Kamafaga, Kamara Dansoko et Fofana Boiguillé.
Parallèlement, une tradition transmise par le généalogiste kakolo Djei-Baba Cissoko dit que les familles originelles des Kakolo sont au nombre de trois, dont seraient issues les autres : Kamara, Fofana et Magassa.
« D’après Y.T. Cissé, seraient d’origines Kakolo : les Konaté-Konaré, les Kwaté (Kouyaté), les Bonboté, les Timité, les Koté, les Boité, les Tinkoté, les Dyité, les Nyakaté, les Kamara, les Kanté, les Kamité, les Danté, les Kanouté, les Sinyaté, les Kané, les Mariko, les Bamba, les Koita, les Nomoko, etc. Ce sont ces clans qui ont constitués sous les règnes successifs des empereurs du Wagadou le peuple Kakolo ».
-Selon la tradition de Yéréré, les Kakolo comptaient de nombreuses familles et occupaient un très large espace du Sahel. Leur nom signifierait « anciennement » ; d’après une étymologie malinké, on dit d’eux : ceux qui étaient ici anciennement »





Les karo. Le nom de famille Baradyi (origine et histoire).



(Source : l’empire de Ghana. Le Wagadou et les traditions de Yéréré (Livre).

Les karo.
Les karo étaient un groupe important de Kakolo qui vivait à l’époque dans l’actuel Kaarta.
Ils s’étaient sédentarisés en partie, car ils devinrent cultivateurs. Et ils avaient guerroyé, pour défendre leur territoire contre les ethnies voisines avant l’arrivée de Dinga :
celui-ci avait vaincu les autres Kakolo, dont les Kousa, mais ne s’était pas attaqué aux Karo.
Car ces derniers étaient considérés comme « maitre du pays » dans toute la région en tant que premiers cultivateurs, possédant les « secrets » des plantes alimentaires, et effectuant certains rites pour la pluie.





La mort d’Asyan (ou Asya ou encore Siya) Yatabaré.



La mort d’Asyan (ou Asya ou encore Siya) Yatabaré.
(D’après Tudo YARESI . 1898)

Lorsque la vie eut reprit son cours ordinaire, Mamadi pensa que le moment était venu de sonder les sentiments d’ Asyan à son égard.
IL alla la trouver, lui parla de leur amour si tragiquement interrompu, et fut heureux de constater qu’elle l’aimait autant qu’autrefois.
Tout a coup, elle parut sombre et inquiète :
« Qu’as-tu ? », lui demanda-t-il.
« Je souffre violemment de la tête. »
« Que fais-tu, d’habitude, pour te soulager ? »
« Oh, le remède est trop rare pour que je puisse m’en procurer sur l’heure, et c’est pourtant le seul efficace. »
« Si rare et si précieux soit il, indique- le moi pour que je le recherche tout de suite ! »





Histoire: L'Empire du Ghâna.(Maurice Delafosse. 1870-1926)

L'Empire du Ghâna.
Rapporté par: Maurice Delafosse (1870-1926), est un administrateur colonial français,
africaniste, ethnologue, linguiste, enseignant et essayiste prolifique.



Les informations manquent sur l'époque de la fondation du royaume du Sud-Est de l'actuelle Mauritanie qui donna plus tard (vers le VIIIe siècle) naissance à l'empire de Ghâna, et même sur l'origine de ses fondateurs.
Les traditions locales, confirmées par les ouvrages des savants de Tombouctou et des historiens arabes, nous laissent seulement entendre que cet État remontait au moins au IVe siècle de l'ère chrétienne, que ses premiers souverains étaient probablement des Berbères, peut-être refoulés vers le Sud par la domination romaine au Maghreb, et que le pouvoir passa, un certain temps après l'hégire, entre les mains d'une famille du peuple des Soninké ou Sarakollé.



Histoire: Origines des Soninké.



Deux sources expliquent l’origine des Soninké.

La première :
Dans leur ouvrage intitulé L’Empire du Ghana, le Wagadu et les traditions du Yéréré, Germaine Diterlen et Diara Sylla rappellent que « Dinga, ancêtre mythique des Soninké, dit Kare (ancien, patriarche) est né en Égypte à Sonna, nom que les Soninké donnaient à Assouan », d'où le nom Aswanik, donné aux Soninké.
En Égypte il appartiendrait à la noblesse et était l'un des lieutenants du pharaon.



Architecture dans l’empire de Ghana.





Koumbi Saleh capitale de l'empire de Ghana.(ruines)
« Le Tounka (empereur) vivait dans un château fortifié, bâti en 1116, orné de sculptures et de peintures et muni de fenêtres vitrées. »,
Descrition d’Idrissi, géographe arabe respecté, année 1150.
L’Afrique Noire Précoloniale, Cheikh Anta Diop, Page 83.



La mort de "BIDA"(Serpent Totem de Wagadou)



La mort de Bida : Fin du Wagadou.(D’aprés Tudo YARESI 1898)

Une année, la jeune fille désignée pour le sacrifice se nommait Asyan (ou Asya) Yatabaré ; elle avait pour bon ami Mamadi Safantan-khotte Sakho.
Pour soustraire sa belle à son triste sort, Mamadi résolut de tuer le Bida.
En vain Asyan tenta de le détourner de son projet, en lui montrant que son sacrifice était nécessaire à la prospérité générale,
et qu’en s’y soumettant elle accomplissait un acte dont la gloire rejaillissait sur les siens.





Histoire des soninké: Soumangourou Kanté roi du sosso.



Soumangourou Kanté roi du sosso, la légende de son invulnérabilité.
La légende de son invulnérabilité; la belle Méniamba Souko.

Succédant à son père Sosoe Kemoko vers 1200. Soumangourou Kanté considéré comme un roi sorcier, doué de pouvoirs magiques, quasi invulnérable, il s’empara de l'empire du Ghana, alors disloqué par les razzias des Almoravides.
Cette action d'éclat a été rapportée par lbn Khaldoun, dont le texte, mal interprété, a fait accréditer longtemps la légende de la destruction de Ghâna par les Sosso ou Soussou de la Guinée, laquelle légende n'est qu'une erreur basée sur une simple et fortuite homonymie.





Histoire des Soninké : Igo Khassé Dingka, l’Egypte et les Pharaons

L’histoire des Soninké : Igo Khassé Dingka, l’Egypte et les Pharaons.
1-L’Egypte antique était elle habitée par d’Africains noirs ?
En 1951, Cheikh Anta Diop prépare sous la direction de Marcel Griaule une thèse de doctorat à l'Université de Paris, dans laquelle il affirme que l'Égypte antique était peuplée d'Africains noirs.
Il s'appuie sur des citations d'auteurs anciens comme Hérodote (né vers 484 ou 482 av. J.-C.) et Strabon (né vers 58 av. J.-C.) un géographe grec, pour illustrer sa théorie selon laquelle les Égyptiens anciens présentaient les mêmes traits physiques que les Africains noirs d'aujourd'hui (couleur de la peau, aspect des cheveux, du nez et des lèvres).
Son interprétation de données d'ordre anthropologique (comme le rôle du matriarcat) et archéologique l'amène à conclure que la culture égyptienne est une culture nègre.





Les Soninké et l’animisme, les differents cultes.

Les Soninké et l’animisme, les differents cultes.
Selon les récits de guesséré et quelques livres que j’ai pu lire sur le sujet, avant la venue des Soninkés au Kagarotan, les populations primitives (Kakolo ou Kagoro) pratiquaient plusieurs cultes animistes : Le donsow, le Sané et Kontoron de la confrérie des chasseurs, le kômô, le nama, le nia, le douga.
Les Soninkés à leur arrivée apportèrent le culte du Serpent « Bida ».
En arrivant au Kagaroton qui devient aprés Ouagadou, Dinga Khôrè devint l’allié de Fatounganné, le génie de la mare dudit village.
Grâce à cette alliance il eut des pouvoirs extraordinaires.





Histoire et Société: Les Soninké et l’Islam.



Les Soninké et l’Islam.

A ce jour je n’ai pas rencontré un seul soninké se disant juif, chrétien ou embrassant une autre religion autre que la religion musulmane.
L’unanimité religieuse islamique des soninkés est telle que je peux affirmer sans contestation possible, que pour les Soninkés être musulman est l’affirmation d’une certaine identité Soninké.
Au point que j’ai entendu dire à maintes reprises que les Soninkés privilégient le plus souvent l’islam comme marqueur identitaire, plutôt que leur ethnie d’origine.





Histoire: La Légende du Wagadou.

La Légende du Wagadou (texte soninké suivi de la traduction française).
Retranscription de Gérard Galtier (février 1999) à partir de la Version de Malamine Tandyan, communiquée à Charles Monteil, par lettre, entre 1944 et 1947, publiée dans le Bulletin de l'IFAN (série B) de janvier-avril 1967.





La mort de Biida : Serpent Totem de Wagadou.



La mort de Biida : Serpent Totem de Wagadou.

La désignation de Siya Yatabéré.
Le commencement de la fin a débuté avec Maadi. En effet Wagadou comptait 99 villages et un de ces derniers possédait le puits dans lequel résidait le Serpent totem de Wagadou : le Biida.
D'après la légende, le Biida apportait l'abondance à l'empire et y faisait pleuvoir des pépites d'or. Et en récompense, on lui donnait en offrande une jeune fille.





Histoire: Le nom des mois de l’année en Soninké.

Rapporté par le professeur Mahmoud Kahlil Wagué de khayindi (Mauritanie).
Vous pouvez constatez l’incroyable relation avec le nom des mois en Français et en Anglais.
Le nom des mois en Français et Anglais auraient pour origine le Soninké.





Le nom des jours de la semaine en Soninké.

Le nom des jours de la semaine en Soninké.
Chez les Soninké le premier jour de la semaine est le Mardi et le dernier jour Lundi.
Le jour du « repos dominical » chez les soninkés est Lundi, c’est ainsi qu’en Soninkara on ne part pas aux champs les Lundi, cette tradition est toujours la règle dans beaucoup de villages Soninkés au Mali, au Sénégal et en Mauritanie.





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