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Rites familiaux des Soninké et des Kakolo.
IV. Mort et funérailles.


Photo: Koumbi.

Rites familiaux des Soninké et des Kakolo.
IV. Mort et funérailles.
(Selon le livre: l’empire de Ghana. Le Wagadou et les traditions de Yéréré.)

«Pendant toute la durée de l’empire, tout individu important, homme de valeur, homme de bien, chef, était enterré dans sa propre demeure.»

Au début de l’occupation, les défunts étaient enterrés dans leur demeure en raison de l’insécurité qui régnait sur le pays. On creusait une tranchée, soit dans la cour, soit dans l’une des habitations, immédiatement après le décès afin que nul ne puisse, même la famille, s’approprier une parcelle de son corps pour en user.
On édifiait alors une tombe fictive sur laquelle on sacrifiait annuellement à l’anniversaire du décès. Elle était située à l’extérieur de l’agglomération et faite de troncs de rônier de longueur décroissante, en nombre correspondant à l’âge du défunt, qui formaient une pyramide en degrés que l’on recouvrait d’une natte et de terre. Il est très probable que nombre de tumuli observés, mais non fouillés, soient les témoins de cette coutume qui avait pour but d’éviter les vols ou déprédations de cadavres. De toute façon, pendant toute la durée de l’empire, tout individu important, homme de valeur, homme de bien, chef, était enterré dans sa propre demeure.
Les gessere officiaient pendant toute la durée des cérémonies des funérailles. Lorsqu’il s’agissait d’un défunt wage, les individus relevant de trois familles pouvaient procéder au traitement du corps du défunt ; les Samoura et les Tounkara, qui sont des Kousa ; les Sogouna, qui sont des wage, mais qui, ayant dérogé, pouvaient agir comme eux. Dès l’annonce du décès, les gessere prévenus venaient réciter les devises et chanter devant la porte d’entrée de la demeure. Toutes les nuits, s’il s’agissait d’un personnage important, pendant les six premiers jours, ils présidaient les veillées de deuil dans la famille du défunt. Les textes énoncés concernaient en général l’histoire particulière de cette famille. Tout gessere se doit d’être capable de réciter les hauts faits et les devises de toutes les familles nobles ou alliées.
Le septième jour, tous les deuilleurs étant réunis dans la cour, les gessere récitaient l’histoire du Wagadou. Puis on égorgeait un taureau et l’on préparait des plats cuisinés que l’on distribuait aux assaillants.
Ces pratiques n’étaient pas observées en temps de guerre pour les combattants. Là intervenaient les croyances relatives aux vautours et aux hyènes, ces alliés, que l’on « appelait » après les combats sur les champs de bataille, pour qu’ils dévorent les cadavres des guerriers et des chevaux.

M.SACKO 08/13



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